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Historique de l'Abbaye et de sa restauration.
Histoire de l'abbaye. Les moines qui fondèrent l´abbaye étaient des Cisterciens.
Cet ordre, issu de celui de St. Benoît, proposait une règle de vie
alliant la louange divine au travail manuel dans une pauvreté extrême.
Les Barons de Laval s´adressèrent à St. Bernard pour la création
d´un monastère. Ils offrirent un lieu boisé et sauvage, propice à la
retraite, dans la vallée du Vicoin. St. Bernard y envoya un essaim de
moines de son abbaye de Clairvaux. Le 17 mai 1152 Philippe, le 1er abbé, reçut et
signa la charte de donation. Le monastère de Notre-Dame de Clairmont était
fondé. Les Seigneurs de Laval et leurs proches y reçurent sépulture
jusqu´au XVè siècle. L´abbaye tomba en commende en 1505 à la mort du dernier abbé
régulier Yves Tronsson, dont le monument funéraire se trouve dans l´église
abbatiale. Le nombre de moines diminua jusqu´à la Révolution, qui
chassa les derniers le 31 mai 1792. Le monastère fut vendu comme bien national et devint un
domaine agricole. Mal adapté à cette nouvelle destination, il en
souffrit. Puis, abandonné en 1936, le lieu redevint désert et
sauvage…
La
restauration
Historique
Le sauvetage de l´abbaye est une aventure assez curieuse,
dont voici les grandes lignes : En 1936, Mlle Suzanne Denis aperçoit du chemin de fer (la
ligne Paris-Brest passe en bordure de l´abbaye) un ensemble monastique
important qui paraît abandonné. L´impression est telle qu´avec une
amie, Mlle Hélène Blanchot, elle conçoit le projet fou de le sauver. À l´époque, elles en ignorent tout : le nom, l´ordre
qui l´a occupé, le propriétaire… Les renseignements essentiels
recueillis, elles font une demande d´achat. Le premier accueil est
favorable, mais bientôt les pourparlers sont brusquement interrompus. Sans perdre courage, elles louent une maison dans le village
voisin et renouvellent plusieurs
fois leur demande d´achat. Vainement. En 1953, le propriétaire de la
maison qu´elles occupent la leur reprend. Elles tentent alors une démarche
désespérée, qui aboutit enfin, après neuf mois de pourparlers !
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Entre-temps, de 1936 à 1954, les bâtiments monastiques se
sont considérablement dégradés ; l´église a perdu son clocher ;
ce n´est partout que ruines, ronces, lierre…
Elles se lancent dans l´aventure, constituent une société
civile, l´achat est conclu en 1954 dans des conditions très onéreuses. Les Monuments Historiques reclassent en 1957 les deux bâtiments
du XIIè siècle : l´église et le bâtiment des frères convers. L´œuvre de restauration commence, avec des jeunes bénévoles.
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Descriptif
L´église
abbatiale, au Nord
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Les Monuments Historiques ont revu le gros œuvre et remis en
état la charpente (fin du XVIè) et les toitures. Le clocher, écroulé
en 1945, a été remplacé par un clocheton. Après le nettoyage des murs extérieurs, des déblais considérables
ont été retirés pour dégager le monument. Fenêtres, arcades et
chapelles murées ont été débouchées. Les chapelles, le chœur et
les transepts sont désormais carrelés. Tous les autels ont été rétablis. Les vitraux du chœur, du pignon nord du transept et des
chapelles latérales sont posés
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| Après un travail de consolidation des voûtes, la
restitution du sol primitif (0,85m plus bas) a nécessité l´enlèvement
d´un dallage de pierres grossières, cimentées, qui constituait le sol
d´une porcherie, établie au XIXè siècle, puis le piochage de tonnes
de déblais évacués à l´aide de wagonnets. Les auges des étables
ont été démolies, les portes et fenêtres murées ont été dégagées.
Les fenêtres ont été garnies dès 1960 de vitraux cisterciens, exécutés
par un bénévole maître verrier. Ces vitraux ont été entièrement
approuvés de M. Marcel Aubert. |
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Le cellier La salle avait été convertie en étable et écurie, et donc
cloisonnée. Il a été nécessaire d´abattre ces cloisons et de déblayer
la salle. L´épaisseur de la terre à enlever variait de 40 à 50 cm,
sur une surface de 260 m². Toutes les fenêtres sont maintenant ornées de vitraux
cisterciens depuis les années 80.
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Le bâtiment est, ou bâtiment des religieux de chœur (XVIIè
siècle) Ce bâtiment, transformé vers 1650 sur un gros œuvre du XIIè
siècle, était dans un état de délabrement inquiétant. Non classé,
il a été restauré entièrement aux seuls frais des demoiselles pour
redevenir habitable.
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Le
bâtiment sud
Très transformé aux XVIIè et XVIIIè siècles, ce bâtiment
n´est pas classé et n´a pas pu être restauré. Du côté intérieur,
l´étage s´appuyait sur un cloître Renaissance, attribué à Pierre
Lescot, qui s´est écroulé en 1956. Seul un passage voûté du XIIè siècle a été l´objet de
travaux de protection. Une tour attenante au bâtiment a été mise hors
d´eau, puis carrelée. Malheureusement, le manque de moyens financiers interdit d´entreprendre
actuellement la restauration du bâtiment lui-même.
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La
porterie
Dans la loge du portier du XIIè siècle, convertie en ferme
depuis le XVIIè siècle, les travaux d´aménagement ont été commencés
en 1966. Il s´agissait de faire disparaître tout ce qui altérait les
parties romanes. La porte charretière a été dégagée et les deux
arcades précédant la porte des piétons débouchées. Ce même travail reste à réaliser sur la façade extérieure. La maçonnerie primitive a été consolidée et la toiture refaite par les Monuments Historiques, qui ont classé le bâtiment en 1987.
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La situation actuelle Après le décès de Mlle Denis (1979) et de Mlle Blanchot (2006), la SCI propriétaire doit faire face à une succession complexe. Pour l´instant c´est l´Association des Amis de Clairmont qui assure bénévolement l´accueil des visiteurs, le gardiennage et l´entretien de l´abbaye. |
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